Nov 04
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The race that stops the nation

Melbourne Cup fashionistiqueCopyright Sydney Morning Herald

C’était notre deuxième Melbourne Cup, cette fois vue de l’intérieur, avec nos collègues respectifs. Denis étant feignant, je vous raconterai la mienne qui s’est déroulée dans un pub sous 38 degrés.

Petit rappel : la Melbourne Cup est une série de courses hippiques très prisée en Australie, à tel point qu’à Melbourne ils en ont fait un jour férié. C’est l’occasion pour tout le monde de porter la cravate et la robe classe. On parie entre collègues ou au pub, on regarde les courses et on boit. Une institution dans le pays, au même titre que Noël.

Je n’étais pourtant pas jouasse la veille, lorsque le boss a annoncé qu’il fallait s’habiller pour l’occasion. Les tenus de la Melbourne Cup sont en général des robes aux couleurs criardes, aux matières satinées et aux coupes… boudinantes. Ajoutez à ce tableau au grand chapeau à plumes et des talons à paillettes… et vous obtenez le pur style fashionistique Australien (un jour je vous ferai un billet sur la mode Australienne).

Donc, la veille, je n’étais pas très pressée de participer à l’événement, car dans mon esprit de petite snobinarde : jeux d’argent + tenues vulgaires = le comble de la beaufitude.

J’ai donc tenté de cacher mon désintérêt complet par un gros sourire toute la journée, ouvert mon portefeuille pour glisser un billet dans la cagnotte et suivi toute la clique dans le pub du coin.

Autour des 15h (le début de la grande course), la circulation était quasi nulle. Tout Sydney s’est arrêté de travailler pour regarder le départ. Ambiance étouffante dans le pub dont la clim ne parvenait pas à abaisser la température au dessous des 30 degrés. Les filles ont toutes tenté de me convertir au plumeau dans les cheveux, les garçons avaient sorti leur cravate et avaient de grosses auréoles dans le dos.

Lors du départ, les cris et les rires de mes collègues m’ont un peu réveillée. Chacun a tenté de me transmettre à sa manière l’esprit de cette « fête », qui semble d’ailleurs être l’une de leurs préférées de l’année. Petit à petit, les conjoints se sont ajoutés à l’équipe et nous avons bavassé au point de ne pas voir le temps passer. Et puis finalement, l’alcool a eu raison de mes airs condescendants…

J’ai donc passé une bonne journée, ravie d’avoir fait cette expérience auprès de mes collègues, même si mon cheval ne m’a pas rapporté un sou. Suis rentrée à la maison après des litres de champagne ingurgités… mais suis restée digne… je n’étais pas en tenue de comtesse de Windsor ! (version cheap)

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Oct 31
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Accents

Suis tombée sur ce site où vous pourrez écouter les différents accents du monde. Vous voulez savoir si vous pouvez comprendre un australien ? Ecouter un limougeaud parler Anglais ? Ou tout simplement parcourir les différentes régions… Amusez vous bien !

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Oct 28
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Open day à l'Opera House

Dimanche dernier était le dernier jour du Crave Festival à Sydney.

A cette occasion, la ville avait organisé un pique-nique géant sur le Harbour Bridge : circulation coupée, pelouse sur le sol afin de permettre aux gens de s’étendre et de profiter du soleil matinal… très matinal : de 6 heures à 8h30 !! Si l’on ajoute à ça des réservations faites très en avance (comme tout événement à Sydney), vous devinez notre frustration de ne pas avoir pû en profiter.

C’était également la journée portes ouvertes à l’Opéra, l’occasion pour nous de découvrir les différentes salles et les coulisses. Nous avons revu le Concert Hall (ça va rappeler des souvenirs à mes parents) et Denis s’est bien sûr chargé de canarder le lieu sous tous les angles.

Grâce à Denis, donc, vous pourrez visiter l’Opera de Sydney comme si vous y étiez !

A part ça, tout va bien sous le soleil (et les douches) down under. La ville est très fleurie en ce moment. Après sa période “rouge” avec ses multiples flamboyants, Sydney est désormais parme. Il y en a partout. Le fond de l’air sent le jasmin, viendront ensuite, d’ici quelques semaines, les odeurs des frangipaniers.

Nous cherchons un appart activement, le nôtre ayant été vendu il y a quelques temps maintenant, et les propriétaires étant ok pour nous faire partir avant la fin du contrat.

A suivre…

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Oct 13
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Changement de visa !

Ma future classe
Image trouvée ici.

[Edit : nous n’avons pas eu le temps de le dire ici, mais vendredi dernier, un an pile après notre arrivée, nous avons reçu le visa ! Ca y est, nous sommes officiellement étudiants et pouvons rester ici pendant 2 ans !]

Vendredi prochain, cela fera un an que nous arrivés en Australie. Le Working Holiday Visa arrivant à terme (et notre envie de poursuivre l’aventure bien présente) nous avons dû passer au Student Visa. Le dossier est en cours de validation, réponse très prochainement (et positive on espère !) En même temps on a raqué pas mal sur ce coup-là, l’immigration ne devrait donc voir aucun inconvénient à ce que nous restions dépenser notre argent.

C’est moi qui vais devoir retourner à l’école (je crois que je me suis faite avoir sur ce coup-là) et Denis sera rattaché à mon visa. En Australie, les relations dites “de facto” (vie commune d’au moins un an) sont prises en compte pour les visas. C’est ainsi que nous avons dû fournir des preuves de notre relation, avec lettres diverses et album photo (!). Encore un grand merci aux amis et à la famille qui ont dû envoyer un courrier.

Mes cours débutent en janvier et sont valables deux ans. J’espère quand même ne pas jouer les étudiantes tout ce temps.

On pourrait croire que ce Student Visa est l’occasion de se plonger dans un cursus intéressant, genre histoire, philosophie ou je ne sais quoi. Que nenni. Ce genre de cours est hors de prix et à plein temps (les études supérieures ici ressemblent au système américain), hors l’idée est plutôt de continuer à travailler pour payer le loyer et les vacances. Je vais donc me taper des cours de “business” pour les nuls, avec exposés à l’oral et sudoku en douce (c’est apparemment la principale occupation des étudiants de ce genre de cours qui sont tous ici pour le visa).

Bref, vous l’aurez compris, j’ai autant envie de retourner à l’école que de me tondre la tête.

Mais il faut bien relativiser, nous pouvons rester deux ans et continuer à bosser. Le temps pour le Skilled Visa de venir (s’il vient un jour) ou de repartir si cela nous chante.

Prochainement ici:

Version 1 : les récits de mes cours, de mes nouveaux copains de classe et les critiques des profs…

Version 2 : notre départ à la hâte après avoir été expulsés du pays…

Dans les deux cas vous risquez de bien vous marrer !

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Oct 08
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Temps pourri...


Helal Al-Helal sur Flickr

Nous n’avons pas eu de temps aussi mauvais depuis Matusalem… normal Steph le gigot est arrivée avec la Loutre et son Dav’.

Il faut savoir qu’à chaque fois que Steph est venue nous voir à Paris il se mettait à pleuvoir des cordes… quand on a la guigne on l’a jusqu’au bout…

Bon trip Australien et à dans un mois les amis… en attendant nous allons essayer de nous réchauffer à Myall Lakes ce week end, le retour du soleil est annoncé pour… demain !

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Oct 03
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D'où l'on vient

Drôme

J’ai mis 20 ans à aimer la région où je suis née. Comme beaucoup d’ados, 20 ans à rêver d’une grande vie citadine et moderne, loin de la tradition et l’immobilité d’un village tourné vers le passé. J’ai déguerpi à la première occasion, cherché de nouveaux paysages pour prouver qu’il y avait tant et mieux ailleurs.

Beaucoup de choses que j’ai pu voir depuis ma « fuite » valaient vraiment le détour, et nous n’avons pas de quoi nous plaindre de notre résidence actuelle.

Et pourtant… rien ne me touche plus qu’un paysage du Sud de la France. Une fin de journée estivale dans les chemins Drômois, les odeurs d’herbe qui ressortent… les grillons qui chantent… les cris des martinets autour des toits du village… le bruit de la vaisselle que l’on dispose dehors pour le repas du soir… le bruit des arrosages automatiques, par un après-midi d’été… chaque particule en moi réagit de manière disproportionnée à ces détails. Ça a quelque chose d’injuste, tous ces paysages de rêve que je découvre, battus d’avance par le décors des souvenirs édulcorés de mon enfance. Il semblerait que l’on n’échappe pas à ses racines.

Tout ça pour vous dire que nous avons vu « Le fils de l’épicier » d’Eric Guirado, et que c’est un très bon film !

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Sep 30
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Travailler dans un climat sub-tropical, ça donne quoi ?

Du bien et du mal, surtout lorsque l’on vient d’Europe et que l’on n’est pas habitué au beau temps au quotidien…

Les bons côtés :

  • Toujours avoir une paire de lunettes de soleil sur soi
  • sortir en T shirt (9 jours sur 10)
  • déjeuner tous les jours en terrasse ou dans un parc (pour ma part, car Denis est à la plage)

Les moins bons :

  • pour les filles, porter une crème de jour contenant des filtres UV. Le taux de cancers de la peau le plus élevé au monde, c’est en Australie.
  • toujours emporter en plus… un pull. Ouch.

Ici on bosse dans des bureaux fermés, la clim à fond. Dehors il fait beau, ça sent bon les fleurs, les insectes butinent et les magpies chantonnent, tu arrives au bureau : choc thermique. Bienvenue dans le frigo.

Selon les boîtes, je me permets d’aller éteindre la clim dès que quelqu’un baisse un peu trop la température, j’ouvre les stores que mes collègues s’empressent de refermer (mon dieu, un rayon de soleil, je brûle !)… mais parfois, pas le choix, c’est manches longues et boissons chaudes (si si).

La clim est partout dans les lieux publics, un vrai fléau. Même quand il fait 20 degrés. Je HAIS la clim.

Perso j’adorais travailler l’été en France, lorsque tout le monde râle parce qu’il fait trop beau à l’extérieur. Bosser en débardeur, les pieds nus, la fenêtre ouverte. Bêtement, je pensais qu’il en serait ainsi tous les jours ici. Je suis sure qu’à Montréal, ils travaillent en T shirt, le chauffage poussé au maximum.

La vie est injuste et les ours polaires vont tous mourir.

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Sep 23
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Matin couleur orange

6h du matin, Denis me réveille et me demande de regarder par la fenêtre… sommes-nous en train de rêver ? Le ciel est orange vif, une odeur de terre emplit l’air. Ca semble vraiment irréel.

Quelques heures plus tard, la couleur orangée s’est dissipée, mais le brouillard est toujours présent et les voitures garées sont recouvertes d’une fine couche de sable rouge…
Quelques photos sur Flickr, prise de la fenêtre ce matin.
Et pour vous prouver que nous n’avons pas joué avec Photoshop, vous en trouverez d’autres (très belles) ici aussi, et , et puis plus officiellement .
Apparemment ça n’est jamais arrivé auparavent. Toute la ville est ralentie à cause de ce phénomène, il est déconseillé aux asthmatiques de sortir.
[Edit : la ville n’avait pas vu ça depuis 70 ans… les avions et les ferries ont été annulés… c’est l’apocalypse !]
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Sep 18
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Deux poulettes dans le désert…

Anne, Denis et Sylvie

Anne et Sylvie ont pris l’avion ce matin pour le Red Centre. Nous leur souhaitons plein de belles images à imprimer dans leur mémoire !

Elles seront restées une semaine. Tout  a commencé par un week end au paradis, avec une colonie de vacances. 8 français pour accompagner les nouvelles arrivées durant deux jours à Jervis Bay. On avait un peu peur de l’effet groupe, mais ça s’est super bien passé !

Jervis Bay : les plages les plus belles que l’on puisse imaginer, des balades au sommet des falaises, des animaux partout… Baleines acrobates, kangourous sur les plages, dans les jardins des habitations… ajoutez à ça une équipe d’optimistes et vous avez la recette du meilleur week end de l’année !


L'espion de la plage...

La semaine qui a suivi s’est composée de balades dans les Blue Mountains et le Ku-Ring-Gai, ainsi que la découverte de Sydney et des plages du nord. Elles ont été super gâtées par le temps et la faune locale (elles ont vu un oiseau-lyre, mais il n’a pas voulu jouer les tronçonneuses !), d’autant plus que les boss de Denis (les meilleurs du monde) lui ont accordé deux jours de libre, dans une semaine ultra tendue niveau projets.

King Parrot aux Blue Mountains

Un kookaburra bien fluffy

Bref une très bonne semaine pour nous tous. Va falloir booker pour l’année prochaine les amis, parce qu’avec tout ceux qui sont –et vont– passer  chez nous en 2009, on commence à se demander si on ne va pas s’ennuyer l’année prochaine ! Venez nous voir ! Baleine et dauphins garantis ! Matelas gonflable ultra confortable et cuisine de qualité (hem), pour un cadre verdoyant et ensoleillé !

Photos sur Flickr un peu plus complètes bientôt, ainsi que quelques trucs un peu plus persos avec des portraits de nos faces et nos amis, pour ceux qui voudraient s’assurer que nous mangeons à notre faim ! (accès restreint aux « amis » Flickr).

Cadeau bonus : voici la vidéo d’un wallaby au Ku-Ring-Gai National Park, à la tombée de la nuit… (perso Vimeo ne marche pas chez moi, vous aurez peut être plus de chance…)

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Sep 10
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Breaking news

Breaking news

Nous venons de l’apprendre, c’est le soulagement de tout un pays : le chihuahua qui était coincé depuis 5 jours dans une grotte vient d’être délivré.

Nous tenions à vous faire partager le terrible flash info que nous venons de voir à la TV.

De rien.

Si vraiment vous tenez à voir la vidéo, c’est ici.

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