Décollage pour Sydney le 14 octobre 2008 ! Notre objectif : trouver un boulot, un appart, et profiter d'une vie à la "no worries", sous le soleil... Denis va-t-il devenir prof de surf ? Charlotte va-t-elle adopter un bébé koala ? Réponse sur ce blog, au fil du temps...
Nous n’avons pas eu de temps aussi mauvais depuis Matusalem… normal Steph le gigot est arrivée avec la Loutre et son Dav’.
Il faut savoir qu’à chaque fois que Steph est venue nous voir à Paris il se mettait à pleuvoir des cordes… quand on a la guigne on l’a jusqu’au bout…
Bon trip Australien et à dans un mois les amis… en attendant nous allons essayer de nous réchauffer à Myall Lakes ce week end, le retour du soleil est annoncé pour… demain !
J’ai mis 20 ans à aimer la région où je suis née. Comme beaucoup d’ados, 20 ans à rêver d’une grande vie citadine et moderne, loin de la tradition et l’immobilité d’un village tourné vers le passé. J’ai déguerpi à la première occasion, cherché de nouveaux paysages pour prouver qu’il y avait tant et mieux ailleurs.
Beaucoup de choses que j’ai pu voir depuis ma « fuite » valaient vraiment le détour, et nous n’avons pas de quoi nous plaindre de notre résidence actuelle.
Et pourtant… rien ne me touche plus qu’un paysage du Sud de la France. Une fin de journée estivale dans les chemins Drômois, les odeurs d’herbe qui ressortent… les grillons qui chantent… les cris des martinets autour des toits du village… le bruit de la vaisselle que l’on dispose dehors pour le repas du soir… le bruit des arrosages automatiques, par un après-midi d’été… chaque particule en moi réagit de manière disproportionnée à ces détails. Ça a quelque chose d’injuste, tous ces paysages de rêve que je découvre, battus d’avance par le décors des souvenirs édulcorés de mon enfance. Il semblerait que l’on n’échappe pas à ses racines.
Tout ça pour vous dire que nous avons vu « Le fils de l’épicier » d’Eric Guirado, et que c’est un très bon film !
Du bien et du mal, surtout lorsque l’on vient d’Europe et que l’on n’est pas habitué au beau temps au quotidien…
Les bons côtés :
Toujours avoir une paire de lunettes de soleil sur soi
sortir en T shirt (9 jours sur 10)
déjeuner tous les jours en terrasse ou dans un parc (pour ma part, car Denis est à la plage)
Les moins bons :
pour les filles, porter une crème de jour contenant des filtres UV. Le taux de cancers de la peau le plus élevé au monde, c’est en Australie.
toujours emporter en plus… un pull. Ouch.
Ici on bosse dans des bureaux fermés, la clim à fond. Dehors il fait beau, ça sent bon les fleurs, les insectes butinent et les magpies chantonnent, tu arrives au bureau : choc thermique. Bienvenue dans le frigo.
Selon les boîtes, je me permets d’aller éteindre la clim dès que quelqu’un baisse un peu trop la température, j’ouvre les stores que mes collègues s’empressent de refermer (mon dieu, un rayon de soleil, je brûle !)… mais parfois, pas le choix, c’est manches longues et boissons chaudes (si si).
La clim est partout dans les lieux publics, un vrai fléau. Même quand il fait 20 degrés. Je HAIS la clim.
Perso j’adorais travailler l’été en France, lorsque tout le monde râle parce qu’il fait trop beau à l’extérieur. Bosser en débardeur, les pieds nus, la fenêtre ouverte. Bêtement, je pensais qu’il en serait ainsi tous les jours ici. Je suis sure qu’à Montréal, ils travaillent en T shirt, le chauffage poussé au maximum.
La vie est injuste et les ours polaires vont tous mourir.
6h du matin, Denis me réveille et me demande de regarder par la fenêtre… sommes-nous en train de rêver ? Le ciel est orange vif, une odeur de terre emplit l’air. Ca semble vraiment irréel.
Quelques heures plus tard, la couleur orangée s’est dissipée, mais le brouillard est toujours présent et les voitures garées sont recouvertes d’une fine couche de sable rouge…
Quelques photos sur Flickr, prise de la fenêtre ce matin.
Et pour vous prouver que nous n’avons pas joué avec Photoshop, vous en trouverez d’autres (très belles) ici aussi, et là, et puis plus officiellement là.
Apparemment ça n’est jamais arrivé auparavent. Toute la ville est ralentie à cause de ce phénomène, il est déconseillé aux asthmatiques de sortir.
[Edit : la ville n’avait pas vu ça depuis 70 ans… les avions et les ferries ont été annulés… c’est l’apocalypse !]
Anne et Sylvie ont pris l’avion ce matin pour le Red Centre. Nous leur souhaitons plein de belles images à imprimer dans leur mémoire !
Elles seront restées une semaine. Tout a commencé par un week end au paradis, avec une colonie de vacances. 8 français pour accompagner les nouvelles arrivées durant deux jours à Jervis Bay. On avait un peu peur de l’effet groupe, mais ça s’est super bien passé !
Jervis Bay : les plages les plus belles que l’on puisse imaginer, des balades au sommet des falaises, des animaux partout… Baleines acrobates, kangourous sur les plages, dans les jardins des habitations… ajoutez à ça une équipe d’optimistes et vous avez la recette du meilleur week end de l’année !
La semaine qui a suivi s’est composée de balades dans les Blue Mountains et le Ku-Ring-Gai, ainsi que la découverte de Sydney et des plages du nord. Elles ont été super gâtées par le temps et la faune locale (elles ont vu un oiseau-lyre, mais il n’a pas voulu jouer les tronçonneuses !), d’autant plus que les boss de Denis (les meilleurs du monde) lui ont accordé deux jours de libre, dans une semaine ultra tendue niveau projets.
Bref une très bonne semaine pour nous tous. Va falloir booker pour l’année prochaine les amis, parce qu’avec tout ceux qui sont –et vont– passer chez nous en 2009, on commence à se demander si on ne va pas s’ennuyer l’année prochaine ! Venez nous voir ! Baleine et dauphins garantis ! Matelas gonflable ultra confortable et cuisine de qualité (hem), pour un cadre verdoyant et ensoleillé !
Photos sur Flickr un peu plus complètes bientôt, ainsi que quelques trucs un peu plus persos avec des portraits de nos faces et nos amis, pour ceux qui voudraient s’assurer que nous mangeons à notre faim ! (accès restreint aux « amis » Flickr).
Cadeau bonus : voici la vidéo d’un wallaby au Ku-Ring-Gai National Park, à la tombée de la nuit… (perso Vimeo ne marche pas chez moi, vous aurez peut être plus de chance…)
… depuis le 1er septembre. Les arbres fleurissent un peu partout, le soleil tape un peu plus fort… nous continuons notre année de soleil… il a plu une journée cette semaine, je crois que ça faisait 2 mois que ça n’était pas arrivé… ici la saison humide est en été, nous allons donc avoir un peu plus de jours de pluie maintenant.
Nous croisons les doigts pour que Anne et Sylvie ne connaissent que le ciel bleu austral. Vu le temps actuel ça devrait aller comme sur des roulettes ! Plus que 5 petits jours avant de les voir en chair et en os à la maison ! Autant vous dire que nous avons hâte !!
Le retour de la saison des plages, c’est aussi le retour du sujet favori des médias : les requins. Après avoir passé un été ici, on commence à connaître la chanson et à se détendre. Il semblerait que ça soit un rituel : un “expert” déclare que cette saison estivale verra le nombre de grands requins s’accroître, surtout sur les côtes.
Cette semaine, deux articles sur le sujet. Mises en garde pour l’été prochain (il fait encore trop froid pour eux maintenant, les filles vous pouvez venir sans crainte !).
Sauf qu’à y regarder de plus près, les journaux qui lancent le sujet sont toujours le Manly Daily (journal au contenu hautement intellectuel) et le Daily Telegraph (un truc à people, le même journal qui avait pêché un requin dans la baie l’année dernière et filmé la scène, pendant que la bête se débattait au bout de la ligne, dans le but de faire la une. Le journal avait alors reçu des centaines de commentaires incendiaires).
Le problème avec ça, à part le fait que des milliers de touristes n’osent plus mettre un doigt de pied dans l’eau (on ne fait pas les malins non plus malgré tout), est que la ville s’est vue renforcer et ajouter des filets sur pas mal de plages. Ces filets sont censés empêcher les requins de s’approcher trop près des baigneurs. En réalité, ils ne ferment pas les plages mais empêchent les requins d’établir leur territoire dans le coin. Ils font l’objet d’une grosse polémique depuis plusieurs années, car ils sont responsables de la mort de beaucoup d’animaux marins : dauphins, tortues, même baleines se retrouvent piégés dans ces filets, et meurent d’épuisement.
Depuis quelques temps, des « experts » tentent de trouver une solution plus en harmonie avec la mer. L’année dernière par exemple, certains affirmaient qu’il suffirait de placer un requin mort au fond de l’eau pour que les autres requins sentent le danger et ne s’aventurent pas trop près. Il semblerait qu’il y ait pas mal de théories plus ou moins sérieuses…
En tout cas cette année, nous allons tenter de ne pas écouter les médias… à bas l’image du grand prédateur calculateur et croqueur de starlettes !
Tout a commencé avec un placard vide… plus de confiture, plus de nutella, rien à tartiner sur le pain le matin ! Il fallait pourtant bien manger quelque chose…
Alors on a sorti le pot du fond du placard, à moitié amusés, à moitié dégoutés… quatre matins plus tard, on en mangeait encore… finalement c’est pas si mauvais ce truc !
La révélation de l’année : ON AIME LA VEGEMITE, le produit préféré des Australiens ! (en petite couche sur une tartine bien beurrée quand même…).
Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une pâte noire, à l’odeur très forte et au goût de viandox concentré… du moins c’est l’impression de départ !
Avec ça s’ils ne nous donnent pas la résidence permanente, je ne réponds plus de rien !
PS : une autre institution, les Tim Tam. Des biscuits au chocolat, contenant probablement une drogue très puissante vu son pouvoir addictif… Pour la peine, voici la dernière campagne publicitaire :
Dimanche matin, lever à 6h30… mauvaise humeur, due à la fatigue accumulée. Y a vraiment que les Australiens pour organiser une course de 2 heures maximum si tôt un week-end !
Nous rejoignons toute la clique à Dee Why pour le départ. Sont présent Bjorn et Agnès (les boss de Denis qui nous ont tous inscrit à la course), Christophe et Mel (que vous commencez à connaître si vous nous lisez) et Ephrem, un nouveau collègue (l’homme qui a vécu 162 vies à 36 ans).
L’ambiance est bon enfant, certains sont venus déguisés, tout le monde prononce le compte à rebours à l’unisson.
Ces enfoirés d’organisateurs ont choisi de nous faire commencer par une course sur la plage, sable sec. Perso j’y arrive pas, je manque de me fouler la cheville toutes les 10 secondes, des pelletées de sable entrent dans mes chaussures… je râle (comme d’habitude dira maman).
Ensuite, nous avons droit à un parcours de rêve en longeant le bord de la mer. Paysages superbes, dont certaines plages que nous ne connaissions pas.
Des gens sont postés au bord de la route, avec fauteuil et petite radio. C’est presque le Tour de France ! (enfin presque).
Quelques côtes bien ardues plus loin, nous atteignons l’arrivée. Finalement, courir 1h30 ou 1h, c’est exactement pareil (sauf pour les articulations pour certains). Certes, j’avais commencé en vitesse réduite, pour être sûre de terminer la course, Denis me suivait, pour que je n’abandonne pas (quel homme)… mais la conclusion de tout ça est une petite fierté personnelle, et l’envie de faire d’autres courses.
Pour couronner le tout, il faisait vraiment très bon ce jour-là, le printemps est en avance (début officiel le 1er septembre).
C’était le Pub to Pub, une course de 13 km, sur les plages du Nord.
La prochaine, si on ne se démotive pas : le semi marathon, mi septembre.
Mes photos sont pourries, mais vous pourrez voir le départ et l’arrivée en vidéo (faut pas avoir le mal de mer pour l’arrivée). Oui c’est toujours aussi mal filmé.
En PS, une photo de chat-chat, le collègue de Denis…
Depuis que je bosse tous les jours, je me mélange beaucoup plus à la culture australienne, et ça fait du bien ! Si je suis en ce moment dans une agence des plus barbantes, j’ai passé le dernier mois dans une “ferme”, à la déecoration faite d’animaux en plastique et de nains de jardin. L’ambiance y était excellente, et mes collegues se faisaient un plaisir de m’apprendre “la vraie langue australienne”. Je vous fais partager 3 expressions qui me sont restées :
Un “flaming galah” est un sacré con. Apparemment ces oiseaux (que je trouve personnellement très mignons) sont reputés pour être particulierement débiles. Attention, ne prononcez pas “gala” mais “glââ”, sous peine de railleries de la part de vos interlocuteurs.
Si vous avez passé votre week end à faire la fête, vous pourrez dire à vos collegues que vous êtes sorti comme une grenouille dans une chaussette : “going out like a frog in a sock”.
Et le plus gras pour la fin : Quelque chose peut être sale comme “a dead dingo’s dong”. En sachant que dong signifie “penis” en très vulgaire. En gros vous pourrez traduire cette expression par “sale comme une vieille b…”. Pardon.